Contribuer à la montée en compétences de nos partenaires du Sud dans les domaines d’application de l’Observation de la Terre, partant des ressources qu’offre le Pôle

Qui êtes-vous et quel est votre rôle au sein du pôle Theia ? Comment et pourquoi vous êtes-vous engagé dans le pôle Theia ? Depuis quand ?

Jean-François Faure : Je suis Ingénieur de Recherche à l’IRD au sein de l’UMR Espace-dev et je suis membre du Bureau exécutif du Pôle, au titre de représentant de l’IRD. En 2016 j’ai proposé au Comité Directeur de labelliser un ART dédié aux coopérations scientifiques et techniques avec les pays du Sud : le réseau GeoDEV, que j’anime depuis sa création avec des collègues de l’IRD, du CIRAD et du CNES. Enfin, j’assure également au Bureau un rôle de correspondant du Dispositif Institutionnel National d’Approvisionnement Mutualisé en Imagerie Satellitaire (DINAMIS), dont je suis le Secrétaire Exécutif et qui est une composante transverse de l’IR Data Terra.

Mon engagement dans le Pôle est ancien : dès 2011, de par mon implication dans le projet fondateur EQUIPEX GEOSUD (Montpellier), j’ai participé aux nombreuses réunions qui préparaient la réactivation du Pôle Thématique Surface Continentales (PTSC). C’est au cours de l’une de ces réunions que j’ai suggéré de le baptiser « Theia », qui est une Titanide de la mythologie grecque fille de l’union d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre.

Comment s’articulent vos activités de coordinateur de l’art GeoDEV et de chercheur dans l’observation de la Terre ?

Jean-François Faure : La finalité de l’ART GeoDEV est de contribuer à la montée en compétences de nos partenaires du Sud dans les domaines d’application de l’Observation de la Terre, partant des ressources qu’offre le Pôle. Elle est en lien direct avec l’une des Cellules de mon UMR, dont je m’occupe avec mon collègue B. Mertens : la cellule valorisation et transfert des outils, méthodes et connaissances issues de l’Unité.

Dans le cadre des projets de recherche applicative que j’ai l’occasion de porter ou d’animer, cette dimension très importante fait systématiquement l’objet de volets ou d’axes spécifiques, pour accompagner l’appropriation, la collaboration et co-production avec nos partenaires de résultats de recherche. Par exemple, dans le cadre d’un projet déposé au Space Climate Observatory (CNES) consacré au suivi des forêts de mangroves par imagerie Sentinel 2 via la mise en place d’une e-plateforme de services en ligne, un plan de formation, d’usages, de retours d’expériences à la plateforme est programmé et devrait se dérouler au premier semestre 2022. Nous attendons beaucoup de ce type d’actions, qui nous permettent d’intégrer à nos recherches des attentes sociétales au service d’une science engagée, impliquée et ouverte conformément à la politique générale que l’IRD promeut. Cette posture rejoint les principes fondateurs de Theia, qui s’inscrivent dans le partage et la mutualisation de données et de ressources en télédétection.

Quels sont les besoins au Sud aujourd’hui ? À votre avis, quelles sont les plus belles réalisations de Theia dans ce domaine et les grands défis à relever à l’avenir pour le pôle ?

Jean-François Faure : Les partenaires du Sud sont unanimes sur la question de la formation. Sans se substituer aux entités compétentes en la matière, nous tentons d’adresser cette question dans l’ART en étroite collaboration avec le Pôle. Des écoles d’été sont proposées, nous travaillons régulièrement à des Fiches de sensibilisation, à des supports pédagogiques, et organisons des Ateliers collaboratifs de travail dédiés à la découverte de l’observation de la Terre, à l’expression de besoin de nos partenaires en termes d’imagerie et d’indicateurs issus d’imagerie satellitaire, à la co-construction de projets applicatifs prioritaires en lien avec le Pôle.

Au-delà de ces besoins récurrents, il apparait que le concept même de Pôle de compétence en observation de la Terre soit porteur d’une valeur intrinsèque qui suscite un intérêt fort de beaucoup de partenaires du Sud, qui souhaitent se lancer dans la mise en place de structures similaires.

En termes de défis et d’enjeux scientifiques, les applications qui permettent d’approcher la mesure et le suivi d’impacts des changements climatiques sur les milieux et les environnements anthropisés émergent clairement et fortement depuis quelques années. C’est l’une des raisons pour lesquelles les partenaires de GeoDEV appellent des projets de mise en place de Pôles tels que Theia.

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