Mercredi 29 mai 2019 à la Maison de la télédétection de Montpellier,  Marc Lang a soutenu avec succès sa thèse intitulée « Caractérisation de l’hétérogénéité spatiale de milieux naturels à partir d’imagerie optique très haute résolution spatiale. Cas d’application aux milieux méditerranéens de garrigue ». Il s’agit d’une thèse Irstea co-dirigée par Nicolas Baghdadi er Sandra Luque et co-encadrée par Jean-Baptiste-Féret et Samuel Alleaume de l’UMR TETIS. Cette thèse démontre l’intérêt majeur d’utiliser des images de très haute résolution (ortho-photos, Spot 6&7, Pléiade) pour caractériser les milieux naturels dans un contexte prioritaire associé à  la biodiversité.

Pour un hotspot de biodiversité comme le bassin méditerranéen, pour lequel la biodiversité et l’hétérogénéité spatiale des paysages sont particulièrement importantes, l’apport est indéniable. Les milieux méditerranéens s’organisent en mosaïques hétérogènes de quatre strates verticales : le sol nu, l’herbe, les ligneux bas et les ligneux hauts. La biodiversité de ces milieux est aujourd’hui menacée par une fermeture de milieux naturels, laquelle entraîne la disparition de certains habitats et l’homogénéisation des paysages – homogénéisation qui entraîne elle-même une augmentation des risques d’incendies.

Carte d’hétérogénéité sur les Causses d’Aumelas (Hérault)

Cette thèse propose des indices caractérisant l’hétérogénéité spatiale des milieux naturels dans un contexte méditerranéen à partir d’images de télédétection à très haute résolution. L’approche développée se base sur une analyse fréquentielle d’image à très haute résolution et est basée sur la méthode FOTO (FOurier based Textural Ordination). Elle permet la production non supervisée de trois indices synthétiques et complémentaires qui permettent de caractériser la composition et l’organisation relative aux quatre strates d’intérêts. Ces indices ont également pu permettre de prédire la présence de quatre espèces d’oiseaux sensibles à l’hétérogénéité de la végétation.

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