le Cerema conduit des études utilisant l’imagerie satellitaire pour la cartographie de traits de côte et l’observation du littoral en réponse aux besoins des politiques publiques en particulier sur les risques et l’aménagement du littoral.

Les études du Cerema mettent en œuvre des méthodes semi-automatiques de cartographie à l’aide d’une chaîne de traitement du trait de côte et de ses éléments caractéristiques (faciès, ouvrages, jet de rive, … ). Ces techniques de télédétection permettent de cartographier le trait de côte, avec des niveaux d’automatisation et de complexité variant suivant la définition du trait de côte et les indicateurs retenus pour la cartographie du trait de côte.

Le Cerema a mené des études sur différents types de côte sur Saint-Pierre et Miquelon et la façade méditerranéenne. Exploitant des images Pléiades acquises dans le cadre de Geosud, les développements faits sur différentes géomorphologies (cordons dunaires, cordons de galets et secteurs anthropisés) ont permis de localiser le trait de côte avec une précision métrique (2 à 5 m) mais aussi de cartographier les faciès littoraux, le jet de rive avec une précision de l’ordre de 50 cm et les ouvrages côtiers de manière quasi-exhaustive.

Ces études s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte, adoptée par le ministre en charge de l’Environnement en mars 2012, qui exige que le littoral français soit observé globalement et régulièrement afin de gérer au mieux son évolution, de manière intégrée et non locale. Ce suivi s’appuie souvent sur une analyse de la mesure de la position du « trait de côte » qui requiert la définition et l’observation d’indicateurs du milieu liés à l’altimétrie, à l’hydrodynamique, à la géomorphologie ou à la botanique. Toutefois, les mesures locales aujourd’hui disponibles sont hétérogènes de par la diversité des méthodes et des outils de levé, la multiplicité des opérateurs, la variété des périodes de levé et parfois même le recours à différentes définitions du « trait de côte ». Ainsi, elles ne permettent pas d’avoir une vision intégrée du trait de côte.

Jet de rive sur la façade Méditerranée

Images Pléiades obtenues dans le cadre du programme Geosud

 

En parallèle, les satellites d’observation de la Terre fournissent des images avec des résolutions spatiales, spectrales et/ou des revisites temporelle très élevées. Le développement d’outils libres d’extraction de l’information des images et le contexte politique, facilitant l’accès à la donnée, rendent l’imagerie satellitaire de plus en plus accessible en termes de coût et de technicité pour des utilisations en lien avec les besoins sociétaux.

Plus d’informations sur geolittoral.developpement-durable.gouv.fr

 

Références :

Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte – Programme d’actions 2017-2019, MEDDE, 28p :

Exploitation d’images satellite pour le littoral. Volet I : État de l’art de l’utilisation des technologies satellitaires pour la cartographie du trait de côte et de la bathymétrie, rapport Cerema, Bosc C., Raviola M., Laine P. (2014), 58p.

 

Exploitation d’images satellite pour le littoral. Volet II : Réalisation d’un prototype d’extraction du trait de côte à partir d’images satellie – Application à l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, rapport Cerema, Chandelier L, Laine P, Bosc C. (2015), 70p

 

Exploitation d’images satellite pour le littoral. Volet III : Prototype de reconnaissance du traît de côte en tant que limite d’immersion à partir d’images satellite – Utilisation de la télédétection spatiale pour la cartographie du trait de côte en zone à faible marnage, rapport Cerema, Bosc C (2014), 24p.

En savoir plus: ART Occitanie

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